Capgemini : la success story

26/06/2019 -
Capgemini se dit confiant pour 2019 prévoit d’améliorer sa marge

Capgemini est sans doute une des plus belles success story françaises de ce dernier quart de siècle. Créé en 1967 par Serge Kampf, sous le nom de Sogeti, Capgemini s’est hissé en plus de 50 ans au premier rang français des services et de l’ingénierie informatique.
De 27 000 collaborateurs il y a un peu plus de 20 ans, ils seront plus de 250 000 d’ici la fin de l’année…

Les investisseurs ont en effet salué significativement l’OPA amicale rendue publique lundi soir entre Cap Gemini et Altran Technologies !

Paul Hermelin et Dominique Cerutti
REUTERS I Charles Platiau Paul Hermelin, président-directeur général de Capgemini, et Dominique Cerutti, président-directeur général d’Altran, se serrent la main après une conférence de presse à Paris (France), le 25 juin 2019. ©Reuters

 

Ce futur rachat du second par le premier, validé par les deux conseils d’administration, a provoqué une envolée (+8.44%) du titre du géant français du conseil et des services informatiques hier alors que le cours de l’action du spécialiste du conseil en ingénierie et de la R&D flambait lui de 22.19% pour atteindre 14.015 euros à la clôture, soit un peu mieux que le prix (14€) proposé par Capgemini.

Cette opération doit déboucher sur la création d’un groupe pesant 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires et employant plus de 250.000 personnes. De nombreuses synergies sont attendues et le chiffre d’affaires additionnel devrait être de l’ordre de 300/350 millions d’euros, soit un total à environ 17 milliards d’euros !

Déjà aux portes du top 5 mondial, nul doute que Capgemini via cette acquisition, déjà présent dans plus de 40 pays, n’en a pas fini de croître.

Paul Hermelin, le PDG de Capgemini, cite dans le communiqué publié par les deux sociétés que ce mariage donne naissance à “un leader mondial de la transformation digitale des entreprises industrielles et de technologie”. “La complémentarité et la puissance de nos expertises sont des atouts majeurs”, a-t-il ainsi expliqué. “Cette acquisition va nous permettre de devenir un partenaire stratégique de nos clients, à même de leur permettre de tirer tous les bénéfices du déploiement du cloud, de l’internet des objets, de l’Edge computing, de l’intelligence artificielle et de la 5G”.

 

Ne manquent plus maintenant que différentes autorisations réglementaires (notamment aux USA où le CFIUS, chargé d’analyser les acquisitions d’entreprises aux Etats-Unis, doit se prononcer suite à l’acquisition de la société LiquidHub par Capgemini en 2008) pour que cette opération soit finalisée et que Capgemini continue à impressionner…

 

Les analystes voient quant à eux d’un très bon œil cette opération

  • Invest Securities résume ainsi l’intérêt stratégique de l’opération pour Capgemini : “se renforcer massivement dans l’ingénierie, où il était marginalement présent avec sa filiale Sogeti, afin de capter la croissance de ce marché dynamique”.

  • UBS insiste lui aussi sur la complémentarité des métiers de Capgemini avec ceux d’Altran. Spécialiste de l’ingénierie et des services de recherche & développement externalisés, Altran emploie près de 50.000 personnes, “dont 17.500 dans des pays à bas coûts”, quand chez Capgemini, ces activités ne mobilisent pour l’heure que 6.000 salariés environ. La palette de services offerte par le nouveau groupe va donc s’étendre sensiblement.

  • Oddo BHF écrit : “Cette opération devrait surprendre le marché par son ampleur car le management de Capgemini avait régulièrement annoncé sa volonté de réaliser des opérations ciblées. Toutefois, cette opération revêt un intérêt stratégique certain, et est réalisée à bon prix tout en permettant de générer des synergies pour un risque d’intégration limité.”

 


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Marc de Saqui de Sannes

Marc de Saqui de Sannes